Devenir instructeur (suite)

Devenir instructeur (suite)

Voici un mois que j’ai terminé le stage 1 FI à l’ENAC, et me voici désormais au centre de Biscarrosse pour le stage 2. Cette fois-ci, de la salle de classe bien sûr, mais aussi et surtout des vols ! Six de prévus pour un total d’un peu plus de 7 heures de vol.

J’arrive dimanche en fin d’après-midi à Biscarrosse après 8 heures de route. Ambiance camping et pinède, une douceur flotte dans l’atmosphère, il y a comme un air de vacances d’été !

Toutefois, cette semaine, pas de temps pour le tourisme, mais plutôt pour la préparation et les révisions.

Je suis accueilli par la sympathie de Nelly, la gestionnaire du restaurant de l’aérodrome, qui propose également des chambres pour les stagiaires de l’ENAC. Présentation des lieux et remise des clés, et à peine les valises déchargées que j’ai déjà enfilé les chaussures pour aller courir un peu autour de l’aérodrome, suivi d’un pique-nique improvisé avec vue sur un Air Tractor AT-802.

Premier jour : 8 h, je suis dans le hall d’entrée de l’école, où me rejoignent le chef pilote adjoint ainsi que mon binôme pour la semaine. Rapide présentation de la semaine avant qu’un autre instructeur nous fasse le premier cours théorique toute la matinée. Au programme : particularités du vol en place droite (celle de l’instructeur), décomposition des relations assiette, vitesse et puissance, ou encore le décollage. Un programme intense, mais enrichissant.
Le déjeuner se passe naturellement au restaurant de l’aérodrome, avant de reprendre avec une après-midi de cours. Normalement, nous devions voler, mais la météo en a décidé autrement. Technique de virage, décrochage, virage engagé et vol moteur réduit sont passés en revue.
Fin de première journée : rapide dîner, et la soirée sera consacrée à la préparation des deux vols du lendemain sur TB10. C’est un avion sur lequel je n’ai encore jamais volé, mais sensiblement comparable au type d’avion standard que l’on retrouve dans les clubs.

Jour 2 : 8 h, aucun souci pour la météo, et ce sera mon binôme qui fera le premier vol ; je serai en place arrière en tant qu’observateur. Ce premier vol est un vol de découverte de l’avion et de notre terrain de jeu, une RMZ au sud du terrain de Biscarrosse, coincée entre de nombreuses zones, notamment celles de la base de Cazaux.
Les axes d’évolution sont repérés, l’avion est appréhendé depuis la place.

Lors de mon tour, au début du roulage, alors que je desserre le frein et entame le taxi vers la piste, l’instructeur me reprend en disant : « Tu fais quoi ? » Challenge ? Ai-je fait quelque chose de mal ? Non, simplement une attente de la description étape par étape de ce que je fais, y compris pour quelque chose d’aussi naturel que le roulage, que j’ai bien dû apprendre un jour… Rien n’est évident, et il faut décomposer, encore et encore, en expliquant, décrivant, donnant des astuces, le tout pour nous sensibiliser à notre futur rôle d’instructeur.

Nous avons pris le temps d’identifier et de fixer nos repères visuels d’angles de plané sur l’avion, afin de mieux apprécier et maintenir une trajectoire stable en descente. Ce travail a permis de renforcer la perception des attitudes et des références extérieures nécessaires à un pilotage précis.

Nous avons également effectué plusieurs virages, réalisés de manière commentée, en détaillant chaque action et correction. L’accent a été mis sur la coordination des commandes, la gestion de l’inclinaison et le maintien des paramètres, tout en développant la capacité à analyser et verbaliser ses actions en temps réel.

Jour 3 :

Une routine semble désormais bien installée. L’objet du vol reste le même, mais les attentes montent crescendo. Le niveau de précision exigé se rapproche de celui d’un CPL (pilote professionnel), avec une posture depuis la place droite, tout en conservant suffisamment de disponibilité pour commenter et expliquer chaque action.

Les jours 4 et 5 correspondent respectivement aux vols 4 et 5. Le sixième vol sera, quant à lui, positionné au début du stage 3, le stage 2 ayant été validé à l’issue du dernier vol.

Ces séances m’ont permis de consolider et d’approfondir mes acquis, tant en matière de rigueur procédurale que de gestion globale du vol et d’anticipation. La suite d’ici quelques mois ! 

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